Emissions athmospheriques

Emissions dans l’environnement


Pendant le cycle de production, les granulats sont chauffés et séchés à une température d’environ 160 à 170 °, puis mélangés à du bitume qui a également été chauffé à environ 150-160 ° C. Le tambour sécheur rotatif est équipé d’un brûleur dont la flamme entre en contact avec les granulats et les chauffe directement. D’autre part, le bitume est chauffé séparément, par convection, dans des citernes calorifugées, par contact avec des résistances électriques ou par des tuyauteries dans lesquelles circule de l’huile thermique.
Le bitume et les granulats, qui jusqu’à présent avaient suivi des itinéraires distincts, sont alors mélangés pour former les enrobés dans le mélangeur, grâce à l’action mécanique des palettes qui sont entrainés par des axes tournant dans des directions opposées.
Les émissions atmosphériques qui sont caractéristiques des centrales d’enrobage sont donc:

  • les émissions canalisées, produites au cours des phases de séchage et de mélange, caractérisées par des tables d’émission bien définies et des valeurs limitées, qui sont spécifiques à la technologie de production des enrobés.
  • les émissions fugitives produites pendant le chargement et le déchargement des matériaux et au cours d’autres phases de production, sans point de mesure particulier, mais qui peuvent être réduites par l’utilisation de solutions spécialement conçues en fonction des causes identifiées.

Textes reglementaires

Les lois nationales
Le décret-loi 152/06 est un texte unique en matière d’environnement qui définit clairement les émissions (transportées et déchargés) pour ce type de machines. Les limites numériques se rapportent à la poussière (20 mg/Nm³), aux oxydes de soufre (1700 mg/Nm³) et aux HAP (0,1 mg/Nm³).

Toute autre valeur limite, comme celle relative au Carbone Organique Total (COT), est uniquement invoquée par la législation des déchets qui identifie un algorithme de calcul C = valeur limite totale des émissions de monoxyde de carbone et d’autres agents polluants.

En ce qui concerne les odeurs, il est important de noter qu’à l’heure actuelle aucun texte juridique n’existe, dans la mesure où il n’a pas encore été défini clairement l’unité de mesure qui la caractérise. Les émissions d’odeurs peuvent toutefois porter atteinte aux droits du public qui sont protégés par la loi.

Types de pollution et méthodes de réduction des émissions

Poussières: la cause principale des émissions de poussières sont les granulats qui sont séchés dans le tambour sécheur au cours de la production d’enrobés.
La tour de mélange génère également des émissions de poussière (un système d’aspiration maintient le crible, le stockage de granulats chauds, les trémies de pesée et le mélangeur en dépression) qui sont généralement conduites vers le filtre à manches principal de la centrale.
Un autre exemple de formation de poussière est celui du chargement du silo des fines d’apport. La poussière produite au cours de cette opération est également traitée à travers un filtre séparé.
Pour réduire les émissions de poussières à la sortie du filtre à manches, un pré-séparateur ou des cyclones peuvent être montés sur le filtre, pour séparer les fines les plus grossières en provenance du tambour sécheur. Il est clair que la surface de filtration conçue pour ralentir les fines traitées dans le filtre à manche (les filtres les plus récents ont une vitesse de transit inférieure à 1,5 m/min ) et l’utilisation de manches ayant une densité élevée, peuvent finalement diminuer la quantité de poussière libérée dans l’atmosphère .

Pour réduire la propagation des émissions de poussières sur le lieu de travail, les éléments suivants doivent être considérés:

  • Le stockage des granulats dans des casiers, ainsi que la couverture du stockage des sables.
  • L’arrosage des zones de transit général sur le site ainsi que des zones de chargement et de déchargement des matières premières.
  • Le capotage des tapis de transport des granulats et des matériaux recyclés.
  • La couverture des doseurs granulats.
  • L’ajout, à la fin du cycle de production, de petites quantités de bitume lors de la vidange finale du mélangeur.

Autres émissions de gaz

L’utilisation de nouvelles technologies qui permettent aux enrobés d’être produits à des températures plus basses permet de réduire les émissions et la consommation d’énergie. La production d’enrobés tièdes – en utilisant de la mousse de bitume ou des additifs liquides ou solides – conduit à une réduction sensible des émissions, à un vieillissement plus lent du bitume et à de meilleures conditions de travail, non seulement sur le site de production, mais aussi sur le site de d’application des matériaux.

Les principales émissions gazeuses sont :

SOx : le processus de combustion dans le tambour sécheur est la principale cause de formation de SOx , notamment de SO2 , et dépend essentiellement de la teneur en soufre du combustible utilisé. Le soufre peut également être contenu dans les déchets de fonderie. En utilisant ce type de matériaux, une augmentation des émissions peut se produire.
Afin de réduire les émissions d’oxydes de soufre, il est suffisant d’utiliser des combustibles à faible teneur en soufre.

NOx : le processus de combustion dans le tambour sécheur produit également des émissions de NOx , qui dépendent de l’excédent d’air , de la température de la flamme et du type de brûleur. De plus, la teneur en azote du combustible contribue aux émissions de NOx .
Là encore, le choix du combustible peut affecter considérablement les émissions et il est donc conseillé d’utiliser le gaz naturel, par opposition aux fuels.

HAP : les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques sont des molécules composées de deux ou plusieurs cycles aromatiques, provenant de la combustion incomplète de produits fossiles .
Le bitume contient des HAP (91-95) en très faible quantité. Le process de production de bitume par distillation sous vide supprime en effet la plupart des composites à faible poids moléculaire. Les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques sont émis en même temps que les parties les plus volatiles du bitume, lorsqu’il est chauffé à une température élevée et pulvérisé sur les granulats.

D’autres polluants possibles, non expressément cités dans le décret 152/06, sont :

CO : Les émissions de CO sont principalement liées au processus de combustion dans le sécheur et augmentent quand la combustion est incomplète. En outre, les émissions de CO dépendent fortement de la teneur de fines et en eau des granulats, et de l’utilisation éventuelle de recyclés. Par conséquent, en cas d’utilisation de recyclés, il n’est pas possible de maintenir constantes les émissions de CO provenant du filtre à manches.
Des vérifications et des contrôles réguliers du processus de combustion permettent de réduire les émissions de monoxyde de carbone : il est donc essentiel d’entretenir correctement le brûleur et de s’assurer de son bon réglage. Une fois de plus, la possibilité d’utiliser le gaz naturel permet de réduire les émissions.

COV : Conformément à la directive européenne 2004/42/CE (21 Avril 2004), les Composés Organiques Volatils sont définis comme des composés qui ont un point d’ébullition inférieur ou égal à 250 ° C à la pression standard de 101,3 kPa.
Les émissions de COV trouvent leur origine dans l’utilisation de combustibles liquides organiques et la principale source des émissions de COV est une combustion incomplète.
Les principaux facteurs responsables des émissions de COV sont le type de combustible utilisé, les conditions de fonctionnement et les vapeurs de bitume produites dans le cycle de mélange. L’utilisation de recyclés dans le processus de production peut augmenter les émissions de COV. Il existe d’autres facteurs variables qui affectent les émissions de COV ; il s’agit de toutes les fois où le bitume est utilisé à haute température dans le processus de production : pendant les opérations de remplissage des citernes de bitume, du mélangeur, des silos de stockage d’enrobés et du chargement des enrobés dans les camions. De plus, les recyclés réchauffés peuvent également être source de COV.
Le contrôle du processus de combustion permet de réduire les émissions de COV.
Pour maintenir le niveau des émissions aussi bas que possible, il est important d’éviter de surchauffer les enrobés : à température normale, les émissions de fumée doublent à chaque augmentation de température de 10°. En ce qui concerne les citernes de stockage de bitume, il est préférable d’évacuer à l’air libre les gaz d’échappement à travers un siphon ou un filtre à charbon actif.

Résumé et valeurs limites des polluants

Comme indiqué précédemment, toutes les centrales d’enrobage doivent être conformes à la réglementation spécifique de la norme UNI EN 13108 «Produits de construction» et, sur la base des connaissances techniques actuelles et de l’application des MTD (Meilleures Techniques Disponibles), elles doivent donc respecter les limites d’émission qui sont présentées dans le tableau suivant:

AGENT
POLLUANT
T
VALEURS MNIMALES POSSIBLES LIMITATIONS LEGALES (mg/Nm³)
Poussière 10 – 20 20
Oxyde de Soufre SOx 300 – 600 1700
HAP Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques 0,1 0,1
Oxyde d’Azote NOx 450 – 600
Monoxyde de Carbone CO 100 mg/m³ brûleur au gaz naturel.
500 mg/m³ brûleur fuel
COV Composés Organiques Volartils 50 mg/m³ brûleur gaz naturel.
110 mg/m³ brûleur fuel
150 mg/m³ lors de l’utilisation de recyclés

Note: La teneur en oxygène dans le gaz est égale à 17%

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