NOUVELLE CENTRALE TOP TOWER 4000 – COLLABORATION MARINI / GROUPE ADIGE BITUMI

Le Groupe Adige Bitumi S.p.A. a décidé récemment de remplacer sa centrale historique M 260 installée sur le site de Mezzocorona (TN) par une nouvelle et, ce faisant, a voulu se positionner en leader du marché italien en choisissant de collaborer avec MARINI S.p.A. pour la conception et le développement d’une centrale ayant une capacité de production de 280-300 t/h qui parviendra certainement à satisfaire les besoins du marché italien en s’appuyant de façon spécifique sur les nouvelles technologies.

L’enjeu principal durant les phases initiales de la négociation était la capacité de réaliser une centrale à fort potentiel (pour répondre au mieux aux besoins de la clientèle et à ses équipes de damage), mais surtout d’avoir une centrale dont les performances soient nettement supérieures d’un point de vue global en particulier pour les aspects technico-écologiques (faibles émissions atmosphériques, niveaux sonores réduits, faible consommation d’énergie, pourcentages maximaux de fraisats utilisables, utilisation possible de tous les types d’additifs liquides et solides, etc.) et également en termes de modularité (utilisation de bases métalliques mobiles, câblage électrique externe, etc.).

Le propriétaire, Paolo Tellatin, avec son équipe technique, avait une vision très claire du projet, grâce à sa grande expérience acquise sur ses sites de production (le groupe possède cinq installations réparties entre la Vénétie et le Trentin ainsi qu’une sixième centrale installée à Belgrade) et il a été ainsi facile de trouver la bonne approche pour la conception d’une centrale aussi complexe qui devait toutefois être placée au même endroit que l’ancienne centrale.

La centrale était conçue avec un grand nombre d’unités de prédosage (12 pour les granulats + 3 pour le fraisat prétraité et trié) afin de garantir une précision maximale des dosages ainsi qu’une élasticité opérationnelle inégalée. Il est également possible d’alimenter la ligne de matériaux recyclés « chauds » au niveau de la ligne de recyclage avec 2 unités de prédosage et d’alimenter la ligne « froide » dans le mélangeur avec 3 unités de prédosage (afin de toujours être en mesure de garantir la meilleure qualité des produits dans n’importe quelle condition de service). Bien entendu, l’ensemble des transporteurs à bande était confiné afin de pouvoir réduire les émissions dans l’atmosphère.

Grâce à la combinaison avantageuse de la tour de séchage avec filtre à manche et du silo de stockage des fines situé directement au-dessus du tambour de séchage, la TOP TOWER 4000 limite non seulement son encombrement au sol, mais garantit surtout l’optimisation du bilan thermique (longueur réduite et conduit d’échappement isolé entre le sécheur et le filtre à manche) et également la récupération d’énergie émise par le tambour. S’appuyant spécifiquement sur les concepts de réduction des émissions et de développement durable, le brûleur du sécheur est alimenté avec une plus grande atomisation du fuel réalisée grâce à un compresseur d’air dédié et la centrale a été équipée d’un filtre à manche avec une surface de filtration accrue ainsi que des manches en Nomex 500.

Concernant le filler également, ce projet a permis de réaliser une optimisation jamais atteinte auparavant en Italie. En fait, la centrale est équipée de 2 silos distincts pour la récupération des fines ainsi que d’un silo pour le filler d’apport, d’un silo de stockage de ciment et d’un autre silo pour le stockage de la chaux.

L’utilisation d’une unité de criblage à 6 modes de sélection a été retenue pour la tour de mélange (dans la version totalement recouverte réduisant ainsi nettement le bruit et la déperdition thermique) tout en facilitant le remplacement et la maintenance des cribles grâce à un nouveau brevet de Marini qui permet un remplacement facile des cribles et une totale accessibilité à ceux-ci.
Une attention maximale a été portée à la facilité d’entretien avec un accès direct et aisé aux 6 trémies situées sous l’unité de criblage (en plus de la décharge directe qui a été chauffée par des éléments électriques afin d’optimiser l’utilisation du fraisat) ainsi qu’à l’ensemble des escaliers et des mains courantes (élargis comme l’exigent les normes européennes) qui permet d’atteindre aux points de maintenance de la centrale sans devoir descendre au sol, après avoir quitté la cabine.

Un soin important a été accordé à la réduction du bruit et des émissions atmosphériques et, de ce point de vue, les recouvrements de la tour de mélange et du silo de stockage de produits finis (ayant une plus grande capacité de stockage en produits finis – à savoir plus de 400 tonnes) ont été réalisés en incluant également le niveau de la navette du transporteur. Le filtre à manche avec la tour de séchage entière ont été recouverts de toits au-dessus et de bardages protecteurs pliés plaqués sur les côtés.

Les citernes présentent une isolation composée de laine de roche avec une épaisseur accrue de 200 mm (même sur le dessus) afin de pouvoir réduire la déperdition thermique au minimum et en même temps la consommation pour chauffer le bitume. Ainsi sont prévues 5 citernes de bitume, dotées chacune d’une capacité de 100 m3, 1 citerne de combustible (d’une capacité de 100 m3) et 1 citerne d’émulsion divisée en 2 compartiments (60 m3 + 30 m3) afin d’alimenter séparément les citernes d’épandage de centrale. 3 lignes d’alimentation de centrale étaient prévues : 2 lignes pour le bitume avec la possibilité de mélanger (mélanger 2 types différents de bitume dans le même mélange afin d’obtenir un bitume ayant des caractéristiques intermédiaires) et 1 ligne d’émulsion permettant de produire des conglomérats froids.

Les efforts importants constitués par l’alliance du groupe Adige Bitumi et de MARINI S.p.A. ont abouti à la création d’une centrale qui promet d’être une référence pour une nouvelle clientèle, toujours plus exigeante considérant de plus en plus que la qualité est un facteur clé pour faire face au marché moderne tout en accordant de plus en plus d’attention aux économies d’énergie, à l’empreinte écologique et à l’économie de l’entreprise.